2014-07-31

OLEG

30 Jul 2014, 15:37
#FREEVOINA. FREE OLEG!!
Three days ago, in Venice, Oleg Vorotnikov, member of the Voina Art Group was hardly beaten during a fight. When the police arrived on the spot they decided to take Oleg into custody. Voina are well known for their artistic actions which have powerfully critiqued authoritarian rule, homophobia, the use of religion as an instrument of political persecution, and the restriction of free speech and thought. Unfortunately Oleg was identified as the target of an international arrest warrant, arrested and brought to the prison of Venice, waiting for the extradition procedure to start. We don't want the Italian justice to send back Oleg to Russia, we want Oleg to be released and free again. We know that Oleg and his family were forced to abandon their homeland because of political persecution, because the Russian Government arrested several members of Voina not liking the message of freedom expressed through their art. Russia is in no way new to the repression of art and freedom of speech. Of course Oleg will face no fair trial if sent back home.
Oleg is not alone and currently followed by a lawyer, but now we need the solidarity of all the art and intellectual community around the world. Voina (who were co-curator of the last Berlin Biennale) must be free, Oleg must come back to his partner and his kids!

http://en.free-voina.org/post/93301327006

Russie : l'un des fondateurs du groupe d'art Voïna arrêté à Venise
Quentin Girard et Filipo Ortona 29 juillet 2014 À 18:56

Oleg Vorotnikov, fondateur du mouvement artistique Voïna, dont sont issues les Pussy Riot, a été arrêté à Venise après une bagarre contre des anarchistes locaux.

Oleg Vorotnikov, 35 ans, a été arrêté lundi 27 juillet à Venise à la suite d'une violente bagarre dans un squat, selon nos informations.
L'activiste russe, fondateur de Voïna, un groupe artistique dont sont issues les Pussy Riot, est recherché depuis plusieurs mois par les autorités de son pays pour «insulte et violence contre des représentants de l'ordre». Ce n'est qu'une fois interpellé que la police de Venise a découvert son identité et qu'il est recherché par Interpol, à la demande de Moscou. Il risque, en cas d'extradition, plusieurs années de «colonie pénitentiaire», l'appellation moderne du goulag.
Après s'être caché en région parisienne, il résidait depuis quelque temps dans la Cité des Doges avec sa femme, Natalia Sokol, et son fils, dans un squat, Ex Ospizio di Santa Marta, tenu par des anarchistes locaux. 
Jointe au téléphone par Libération, la police de Venise a bien confirmé l'arrestation. Selon elle, elle est intervenue à la suite d'appels des voisins. Le leader de Voïna et les occupants des lieux se seraient violemment affrontés, sans que l'on sache, pour le moment, l'origine exacte de cette bagarre. Selon l'inspecteur Gaetano, de la Digos, les services d'opération spéciale en charge du dossier, Oleg Vorotnikov était, à l'arrivée des forces de l'ordre, en possession d'une hache. Il aurait tenté d'abattre la porte du squat.
Sur leur Facebook, les activistes russes ont posé plusieurs photos d'Oleg Vorotnikov, ensanglanté. Ils expliquent qu'il a été agressé au départ par les anarchistes italiens. 
«Une arrestation, qui plus est à l'étranger, se devrait au moins d'avoir un motif sérieux», dénoncent la féministe française Safia Lebdi et la Femen ukrainienne Oksana. Toutes deux proches d'Oleg Vorotnikov, elles appellent, dans un texte qui commence à circuler, à sa libération. Il «est, au pire, "coupable" de provocations politiques, comme ses amies des Pussy Riot, et ce dans un Etat où les droits de l'opposition sont aussi réduits que possible. La violence de la police, la partialité de la justice comme la barbarie du système concentrationnaire maintenu depuis Staline, interdisent d'extrader quiconque pour le livrer à Poutine», écrivent-elles.
Créé en 2007, le groupe d'art Voïna («guerre», en russe), s'est rendu célèbre en Russie pour ses actions protestataires, subversives et parfois obscènes. Le dessin à Saint-Pétersbourg d'un phallus d'une soixantaine de mètres sur un pont menant au FSB local leur avait notamment valu une notoriété internationale. Récompensé par plusieurs prix d'art contemporain, Voïna a également subi l'ire des autorités russes.
Avant de quitter le pays, Oleg Vorotnikov et un autre activiste ont déjà passé quatre mois en prison, en 2011. 

http://www.liberation.fr/monde/2014/07/29/russie-l-un-des-fondateurs-du-groupe-d-art-voina-arrete-a-venise_1072388