2014-02-10

Fire

PARIS (Reuters) - La présidente du Front national, Marine Le Pen, demande dimanche à Manuel Valls la dissolution des "groupuscules violents" anti-FN au lendemain de heurts à Rennes (Ille-et-Vilaine) en marge d'une réunion publique d'un candidat FN aux municipales.
Plusieurs centaines de manifestants hostiles à la tenue de ce meeting se sont heurtés violemment samedi soir aux forces de l'ordre.
"La violence inouïe des voyous 'antifas' qui s'est déchaînée hier soir dans les rues de Rennes contre passants, commerçants et forces de l'ordre au motif que le Front National tenait meeting démontre le caractère extrêmement dangereux et antirépublicain de ces groupuscules extrémistes", déclare Marine Le Pen dans un communiqué.
Pour la dirigeante du FN, le refus du ministre de l'Intérieur "tout aussi obstiné qu'irresponsable de dissoudre ces groupuscules violents est perçu par les voyous antifas comme un permis de taper, un permis de casser".
Le mouvement "Antifa" (antifascisme), terme datant du début des années 1980, recouvre essentiellement les groupements de la gauche radicale et autonome.
La dissolution de ces groupes est "une urgence pour la tranquillité publique, la démocratie et la République", estime Marine Le Pen.
L'ancien ministre UMP Pierre Lellouche a également mis en cause Manuel Valls, qui s'était inquiété de l'émergence de "forces sombres de la division" à la suite de la manifestation "Jour de colère" contre le gouvernement et avant les rassemblements de "La Manif pour tous" à Lyon et Paris. Le ministre avait évoqué un climat semblable à celui des "années 1930" en France.
"Quand il y a des manifestations extrémistes, l'Etat doit intervenir. C'est là la responsabilité d'un ministre de l'Intérieur, et c'est tout", a dit Pierre Lellouche sur RCJ.
Sophie Louet