2013-07-20

Gender reassignment


L'Iran a procédé à plus de 1000 réattributions sexuelles en quatre ans

Les services d'information iraniens font état que plus d'un millier d'opérations de réattribution sexuelle ont été menées entre 2006 et 2010.
Dan Littauer, Gay Star News, 4 décembre 2012


Les archives médicales d'état indiquent que de 2006 à 2010, 1366 iraniens ont obtenu le permis de subir une opération de changement de sexe.
Khabar-on-line a relaté lundi que 56 % sollicitaient une transformation chiurgicale d'homme en femme, 44% de femme en homme.
Les iraniens qui désirent changer de sexe doivent en demander l'autorisation auprès des  tribunaux, leur dossier étant ensuite transmis pour traitement aux autorités médicales.
Maryam Khatoon Molkara, la première iranienne a avoir subi une changement de sexe, avait contribué a convaincre l'Ayatollah Khomeini, l'ancien chef spirituel de l'Iran, de légaliser les opérations en 1984.
Tandis que l'homosexualité est considérée comme un péché et un crime punissable de la peine de mort, la transexualité est répertoriée comme maladie devant être guérie (c'est à dire par réattribution sexuelle).
L'Iran compte entre 15000 et 20000 transexuels, selon les statitistiques officielles, bien que des estimations non officielles situent le nombre à 150000.
L'Iran réalise plus d'opérations de changements de sexe que n'importe quel autre pays dans le monde, encore plus que la Thaïlande.
Sous la présidence actuelle de Mahmoud Ahmadinejad, l'état a commencé de distribuer des subventions de £2,250 (€ 2,766 US$ 3,625) pour des opérations et des financements supplémentaires pour les thérapies hormonales.
Il dispense aussi des prêts jusqu'à £2,750 (€ 3,380 US$ 4,429) pour permettre à ceux qui subissent une chirurgie de lancer leur propre entreprise.
Dans une interview avec le quotidien britanique The Guardian, Molkara a déclaré qu'un certain nombre de ceux qui subissaient cette opération étaient plus gay que réellement transexuels.
Selon la loi iranienne, les seules relations permises le sont dans le mariage hétérosexuel, toutes les autres sont strictement interdites, avec une peine capitale pour  l'homosexualité.
Le rapport Safra Project de 2004 établit qu'il n'est pas possible pour les individus présumés de transexualité de ne pas choisir de subir une chirurgie - si une personne est désignée pour un changement de sexe, elle doit se soumettre au traitement immédiatement. 
Ceux qui ne souhaitent pas se faire opérer ("non-operative") tous comme les travestis et/ou qui s'identifient comme transgenre, sont très probablement confrontées aux perscéutions en tant que gays, lesbiennes ou bisexuel(le)s.
D'autres rapports font état de gays, lesbiennes ou bisexuel(le)s forcés de subir une réattribution sexuelle.
C'est ainsi que le police iranienne suit la division des rôles sexuels indiqués par la charia, et de nombreuses personnes qui ne sont pas réellement transexuel(le)s sont obligés à suivre cette procédure.
En outre, de nombreuses personnes transgenre font face aux persécutions de la société, sont ostracisées, ou même tuées par leur famille ou communauté après l'opération.
Commentant l'actualité, Omar Kuddus, un musulman ouvertement gay, avocat des droits LGBT, installé au Royaume-Uni, a déclaré a GSN (Gay Star News) : "Il est regrettable que beaucoup d'iraniens gays, lesbiennes et bisexuel(le)s doivent se résoudre à un changement de sexe par un choix forcé.
Le seul choix viable pour eux, s'ils restent dans le pay, est d'essayer d'éviter d'être pris, ce qui peut leur coûter la vie.
En fait, le nombre élevé de chirurgies indiquerait cette dure réalité - beaucoup sont probablement gays, lesbiennes ou bissexuel(le)s qui préféreraient vivre ainsi plutôt que d'être forcés à un changement de sexe.
Même ainsi, la société iranienne, en majorité, n'accepte pas les personnes transgenre qui sont assasinées parce qu'elles "déshonorent" leurs familles."


Iran performed over 1,000 gender reassignment operations in four years

Iranian news services reports that well over a thousand gender reassignment operations have been carried out between 2006 and 2010
4 DECEMBER 2012 | BY DAN LITTAUER

State medical records indicate that from 2006 to 2010, 1,366 Iranians acquired permits to undergo sex change operations.
Khabar-on-line reported on Monday that 56 percent were seeking male-to-female surgery and 44 percent were female-to-male operations.
Iranians seeking sex-change operations must apply to the country's courts for a permit, their case is then forwarded to state medical offices to be processed.
Maryam Khatoon Molkara, claimed to be the first Iranian to undergo gender reassigment, was instrumental in persuading Ayatollah Khomeini, Iran's late spiritual leader, to legalize the operations in 1984.
While homosexuality is considered a sin and crime punishable by death, transsexuality is categorised as an illness subject to cure (i.e. gender reassignment).
Iran has between 15,000 and 20,000 transsexuals, according to official statistics, although unofficial estimates put the figure at up to 150,000.
Iran carries out more gender reassignment operations than any other country in the world besides Thailand.
Under the current Iranian president, Mahmoud Ahmadinejad, the state has begun providing grants of £2,250 ( € 2,766 US$ 3,625) for operations and further funding for hormone therapy.
It is also provides loans of up to £2,750 ( € 3,380 US$ 4,429) to allow those undergoing surgery to start their own businesses.
In an interview with the British daily The Guardian, Molkara stated that some of those undergoing operations were gay rather than out-and-out transsexuals.
Under Iranian law, only sexual relations occurring inside heterosexual marriages are permissible, anything else is strictly prohibited with a maximum capital punishment for homosexuality.
The Safra Project 2004 report stated that it is not possible for presumed transsexual individuals to choose not to undergo surgery - if they are approved for sex reassignment, they are expected to undergo treatment immediately.
Those who wish to remain "non-operative" (as well as those who cross-dress and/or identify as genderqueer) are likely to face persecution as gay, lesbian or bisexual people in Iran.
Other reports document gay, lesbian and bisexual people being forced into gender reassigment operations. 
Thus Iran's police follows the strict Shari'a division of heterosexual gender roles, and many people who are not genuinely transsexual are forced into this procedure.
Furthermore, many transgender people face social persecution, are ostracized, or even killed by their family and community after reassignment.
Commenting on the news, Omar Kuddus, an openly gay Muslim LGBT rights advocate based in the UK told GSN: '"t is unfortunate that many gay, lesbian and bisexual Iranians have to resort to gender reassignment surgery as a forced choice.
The only other viable choice for them if they remain in the country is to try and avoid getting caught which could cost them their lives.
In fact, the high number of surgeries may indicate this harsh reality - many are probably gay, lesbian and bisexuals who would rather live as such rather than be forced into a gender reassignment surgery.
Even then, Iranian society, at large, does not accept transgender people who are murdered because they "dishonour" their families."