2013-05-03

What they don't want to see

Mes 3 années de collège furent 3 années où je me suis fait tabasser. On m’a pissé dessus comme dans ce clip, ils ont pissé dans mon sac de classe. Les moments de récré furent des moments de pure angoisse à ne chercher qu’une chose : leur échapper. En cours de classe, dans les rangs, je me prenais des piqures de compas, des crachats, de l’encre. Et je ne compte pas les centaines d’insultes homophobes que j’ai encaissées. J’ai encaissé des dizaines de raclées. Ils me tombaient dessus aussi bien dans le collège qu’à l’extérieur. Tout cela parce que j’étais un garçon efféminé. Les heures de sport furent un calvaire. Personne n’a rien fait, personne n’a rien dit. Pas plus les profs que les surveillants alors que tous savaient pertinemment ce qui se passait. Ce n’est qu’en fin de 3ème et au bord du suicide que j’ai demandé de l’aide à une prof de français parce que je n’en pouvais plus. Je n’ai, à l’époque jamais rien dit. J’avais juste honte et très peur, tous les jours. Je n’ai jamais oublié cet enfer. J’ai 55 ans et ce clip me rend malade.