2013-03-26

Fame or wealth or conquest


We - the spiritual beings currently inhabiting our evolutionarily developed mortal brains and bodies, the product of the earth and the exigencies of the earth - make the real choices. True thought is not the brain's affair. But we have - in part by the brain itself - been so trained to associate our brains with what we think and who we are that we have lost the ability to realize that we are at all times much more than the physical brains and bodies that do - or should do - our bidding.
True thought is pre-physical. This is the thinking-behindthe-thinking responsible for all the genuinely consequential choices we make in the world. A thinking that is not dependent on linear deduction, but that moves fast as lightning, making connections on different levels, bringing them together. In the face of this free, inner intelligence, our ordinary thought is hopelessly slow and fumbling. It's this thinking that catches the football in the end zone, that comes up with the inspired scientific insight or writes the inspired song. The subliminal thinking that is always there, when we really need it, but that we have all too often lost the ability both to access and to believe in. Needless to say, it's the thinking that sprang into action the evening of that skydive when Chuck's chute opened up suddenly beneath me. 
To experience thinking outside the brain is to enter a world of instantaneous connections that make ordinary thinking (i.e., those aspects limited by the physical brain and the speed of light) seem like some hopelessly sleepy and plodding event. Our truest, deepest self is completely free. It is not crippled or compromised by past actions or concerned with identity or status. It comprehends that it has no need to fear the earthly world, and therefore, it has no need to build itself up through fame or wealth or conquest.

Nous - êtres spirituels actuellement incarnés dans nos cerveaux et nos corps mortels issus de l'évolution, produits de la terre et bourreaux de la terre - faisons les vrais choix. La véritable pensée n'est pas l'affaire du cerveau. Mais nous avons été tellement habitués - en partie par le cerveau lui-même - à l'associer avec ce que nous pensons et avec qui nous sommes, que nous avons perdu la capacité de comprendre que nous sommes de tout temps bien plus que les cerveaux et les corps physiques qui font - ou devraient faire - selon notre volonté.
La vraie pensée est préphysique. C'est la pensée derrière la pensée qui est responsable de tous les choix véritablement conséquents que nous faisons dans le monde. Une pensée qui n'est pas dépendante de la déduction linéaire, mais qui se déplace aussi vite que l'éclair, opérant des connexions à différents niveaux et les rassemblant. Comparée à cette intelligence interne et libre, notre pensée ordinaire est désespérément lente et maladroite. C'est cette pensée qui attrape le ballon dans la surface de réparation, qui produit la juste intuition scientifique ou écrit la chanson inspirée. La pensée subliminale qui est toujours présente quand nous en avons besoin, mais à laquelle nous avons trop souvent perdu la possibilité à la fois d'accéder et de croire. Cela va sans dire, c'est la pensée qui a pris le dessus le soir de ce saut en parachute quand la toile de Chuck s'est ouverte brusquement au-dessous de moi.
Faire l'expérience de la pensée hors du cerveau revient à entrer dans un monde de connexions instantanées qui font de la pensée ordinaire (c'est-à-dire ces caractéristiques limitées par le cerveau physique et la vitesse de la lumière) un processus désespérément somnolent et laborieux par comparaison. Notre moi le plus vrai, le plus profond, est entièrement libre. Il n'est pas diminué ni compromis par des actions passées, ni concerné par des questions d'identité ou de statut. Il comprend qu'il n'a aucun besoin d'avoir peur du monde matériel et donc qu'il n'a aucun besoin de se construire à travers la gloire, la richesse ou la conquête.

Eben Alexander, Proof of Heaven / La preuve du paradis